Louis-Pierre Auger est ergothérapeute, il a fait un doctorat en sciences de la réadaptation à l’Université de Montréal, sous la supervision d’Annie Rochette et de Johanne Filiatrault. Annie Rochette est membre de l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal et du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR). Johanne Filiatrault est membre du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Louis-Pierre Auger, membre de l’Institut universitaire sur la réadaptation en déficience physique de Montréal (IURDPM) et du Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain (CRIR). Il est postdoctorant à l’Université McGill sous la supervision de professeure Aliki Thomas, et est aussi membre du CRIR. Il consacre ses travaux de recherche à la sexualité, à la réadaptation et aux pratiques professionnelles.
Avec certains des plus grands centres de réadaptation post-AVC du Québec, il a implanté le programme cocréé durant ses études doctorales. Durant 8 mois, le personnel d’intervention et de coordination, ainsi que les gestionnaires de chaque milieu ont établi une formation, des outils cliniques et des procédures pour influencer l’offre de services en réadaptation sexuelle pour les usagers et usagères ayant subi un AVC ainsi que pour leurs partenaires. Les données sont en cours d’analyse et laissent entrevoir des résultats prometteurs.
Q : Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans les activités de recherche?
De pouvoir collaborer avec différentes personnes qui ont l’objectif commun d’améliorer la qualité de vie des personnes présentant une situation de handicap. Chaque jour, j’apprends quelque chose. C’est très stimulant de pouvoir faire de la recherche, mon travail.
Q : Quel est votre plus bel accomplissement comme chercheur?
J’ai eu le privilège cette année de recevoir la Bourse postdoctorale Banting, une des bourses les plus prestigieuses au Canada pour les chercheurs postdoctoraux. Celle-ci marque le point culminant des reconnaissances reçues jusqu’à maintenant dans mon parcours.
Q : Nommez une ou un scientifique qui vous inspire, et pourquoi?
Je collabore avec plusieurs personnes formidables et inspirantes qui auraient mérité que je les nomme. Annie Rochette, ergothérapeute et professeure titulaire à l’Université de Montréal, qui a été ma directrice principale de maîtrise et de doctorat, m’impressionne par sa grande efficacité ainsi que ses qualités humaines. Aucun défi de recherche n’est à son épreuve.
Q : Quelle est la plus grande avancée humaine, selon vous?
La meilleure chose à faire, pour amener l’humanité vers l’avant, est de nous entraider et d’apprendre les uns des autres.
Q : Quelle est l’une de vos grandes passions en dehors de la recherche?
J’ai plusieurs petites passions, incluant l’histoire, les arts scéniques et la décoration des espaces de vie. J’aime beaucoup assister à des performances artistiques de toutes formes.
Q : Quel est votre film ou votre livre préféré, et pourquoi?
Amateur de Fantasy, ça me change des articles scientifiques et ça me permet de m’évader. J’ai dévoré la série L’Assassin royal de Robin Hobb. C’était exaltant et touchant!
Q : En vous tournant vers l’avenir, quels changements concrets espérez-vous pour les personnes concernées par vos activités de recherche?
Je souhaite que toute personne vivant une situation de handicap ou une condition de santé qui influence le vécu de sa sexualité, ou de toute
occupation importante pour elle, reçoive l’aide dont elle a besoin pour être la plus épanouie possible.




