Portrait de la relève : au rythme du chant et de l’inclusion 

Membre de l’IURDPM-CRIR, Élodie Joyal étudie à la maîtrise en sciences de l’orthophonie et de l’audiologie à l’Université de Montréal. Elle a reçu le prix international « Tavistock Trust for Aphasia » qui soulignent son engagement auprès des personnes vivant avec l’aphasie, un trouble du langage causé par une lésion cérébrale. 

Ses travaux s’insèrent dans le projet multicentrique SingWell de Peer Zumbansen (Université d’Ottawa), qui explore les effets du chant sur plusieurs populations, dont les personnes vivant avec une aphasie. La recherche d’Élodie Joyal s’intéresse plus précisément à l’évolution de la cohésion de groupe au fil des séances de chant choral. Elle fait partie de l’équipe de recherche située à Montréal, dirigée par les professeures Carole Anglade (Université de Montréal) et Édith Durand (Université du Québec à Trois-Rivières), chercheuses à l’IURDPM-CRIR.  

Q : Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans les activités de recherche?

J’admire particulièrement la collaboration et la solidarité qui animent les activités de recherche. C’est impressionnant de constater comment l’union entre le milieu scientifique, médical et communautaire peut faire autant de changements dans la vie des gens. 

Q : Quel est votre plus bel accomplissement comme chercheuse? 

J’ai reçu le prix international « Tavistock Trust for Aphasia » et j’ai fait partie des cinq lauréats du « University Student Special Prize » de l’organisme. Je suis très fière de cette distinction! 

Q : Nommez une ou un scientifique qui vous inspire, et pourquoi? 

Lors de mon parcours, j’ai côtoyé plusieurs scientifiques inspirants, mais j’ai choisi Carole Anglade, car elle est dévouée, généreuse et empathique. Elle s’assure également que ses projets sont centrés sur les besoins ce qui permet des changements concrets.  

Q : Quelle est la plus grande avancée humaine, selon vous? 

La plus grande avancée humaine est, selon moi, l’amélioration progressive de l’inclusion sociale. Nous prenons davantage conscience de la valeur et des droits de chaque individu, ce qui permet de construire des sociétés plus justes, accessibles et solidaires. 

Q : Quelle est l’une de vos grandes passions en dehors de la recherche? 

Je suis passionnée par la nature. J’adore surtout me retrouver en forêt. Il y a tant de choses à contempler que je ne peux pas m’empêcher de ralentir pour observer les alentours. Le temps semble se suspendre.

Q : Quel est votre film ou votre livre préféré, et pourquoi? 

Un de mes films préférés est Trouver Nemo. Les personnages sont drôles, uniques et attachants. J’apprécie personnellement les valeurs présentes dans ce film, soit la résilience, la confiance, la famille et la curiosité.  

Q : En vous tournant vers l’avenir, quels changements concrets espérez-vous pour les personnes concernées par vos activités de recherche? 

J’aimerais que le public soit davantage sensibilisé à l’aphasie et aux façons de communiquer avec les personnes concernées afin de réduire leur isolement. Ce sont tellement des personnes attachantes et inspirantes qui méritent plus d’attention et d’écoute.  

Q : Pouvez-vous nommer une chose que l’art apporte à votre travail de chercheuse? 

L’art m’apprend à accueillir l’imperfection. Qu’il s’agisse de création artistique ou de recherche scientifique, la perfection est souvent convoitée, mais elle est rarement atteignable. Je comprends maintenant qu’accueillir l’imperfection favorise l’exploration, la progression et la découverte.